Le manque de logement à Bruxelles et les dents creuses.

Le manque de logement à Bruxelles et les dents creuses.

À Bruxelles, la pression démographique est une réelle source de préoccupation et le manque de logement est un problème majeur depuis de nombreuses années. On entend d’ailleurs régulièrement parler du boom démographique en Belgique et on estime ainsi que le nombre de ménages à Bruxelles devrait dépasser le nombre de logements d’ici 4 ou 5 ans car le rythme de construction ne parvient pas à répondre à la demande grandissante. En effet, une des principales préoccupations en Belgique est l’évolution démographique et le manque de logements. Ainsi, la densification des zones urbaines résulte d’un des objectifs principaux des autorités qui consiste à préserver les zones agricoles et les espaces naturels ou protégés.

En effet, la croissance continue de la population observée en Belgique et les flux migratoires ne sont pas compensés par la construction d’un nombre suffisant de logements qui permettraient d’accueillir ce flux humain supplémentaire. Les logements sociaux sont également en nombre insuffisant. Par ailleurs, les loyers sont particulièrement élevés et une solution consisterait donc à mieux contrôler les loyers et à les régulariser. La question de l’insalubrité de certains locaux est également évoquée. En effet, d’après la constitution : “chaque citoyen à le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine”, ce qui inclut “le droit à un logement décent”. Afin de trouver une solution pertinente sur le long terme, il ne suffit pas d’offrir plus de logements, mais ces derniers doivent également être viables et conformes aux différentes normes.

Les autorités s’orientent donc sur les sources du problème comme la sous-occupation des logements et de nombreuses failles au niveau de la gestion dans le domaine de l’immobilier. Le logement est ainsi devenu un énorme enjeu politique.

Certaines solutions envisagées concernent la construction de nouvelles habitations, mais cela est très coûteux et nécessite beaucoup d’espace, d’argent et de temps. Les communes tentent ainsi également de rénover des espaces oubliés ou encore d’aménager des bureaux inoccupés. Les dents creuses apparaissent donc comme une solution potentielle pour créer plus de logements et optimiser l’espace urbain.

Qu’est-ce qu’une dent creuse ? Quelles sont les possibilités ?

Une dent creuse en urbanisme correspond à une parcelle ou un groupe de parcelles non bâties insérés dans un tissu construit. Ces espaces interstitiels apparaissent par exemple lorsqu’un bâtiment est détruit et qu’il n’est pas remplacé, laissant ainsi un espace vide. Les dents creuses sont donc généralement entourées de murs mitoyens aveugles et servent de square ou de petit parc en attendant d’être transformées.

En ville, la construction sur ces dents creuses permet de “construire la ville sur la ville”. En effet, les villes se basent sur le COS, le coefficient des sols, pour encourager les constructions sur ces zones non construites. Les promoteurs s’intéressent donc de très près à ces dents creuses, ces terrains vacants. Sur le même principe, on cherche à développer les zones urbaines au maximum de leur potentiel. Il est alors envisageable de prévoir la construction d’étages supplémentaires dans des immeubles de seulement 1 ou 2 étages qui sont légalement autorisés à atteindre 4 ou 5 étages. On parle alors de surélévation d’immeubles.

Actuellement, de nombreux projets d’urbanisme prennent en compte cette problématique et proposent l’aménagement de zones préexistantes en plus de la création de nouveaux complexes qui s’insèrent dans le paysage urbain.

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